27.12.2007
Etape 112 (14/12) – En l’air – Sydney - Brisbane
Survol de l’Australie assez chouette parce que le ciel est dégagé et on voit la terre défiler sous les yeux. Puis atterrissage à Sydney … Là c’est assez impressionnant le contrôle douanier. C’est pas tant les papiers ou le visa (j’ai acheté un visa électronique par internet quelques semaines plus tôt : no problem !). Non. C’est ce qu’ils appellent la « quarantine ». Sur les quelques centaines de mètres depuis l’avion jusqu’au contrôle final, des tas d’affiches vous invitant à jeter dans les poubelles nombreuses tous les objets interdits : nourriture, tout objet en bois, chaussures sales, graines, médicaments, etc. Moi je déclare bien quelques babioles en bois que j’ai acheté et tous mes médicaments contre la malaria (retirés de la voiture pour éviter les problèmes), mais ils ne font pas attention … Les baskets du gars devant moi devront être nettoyées : il y a quelques traces de boue sous les semelles !!! Sont dingues ces australiens …
Et je dois aller où maintenant ? « Au Mac Donald’s, vous tournez à gauche vers l’arrêt de bus » … Où ça à gauche ??? Je dépense mes tout premiers dollars australiens …
Transfert vers les vols continentaux via le bus payant et re check-in (les joies des vols low-cost : faut trimbaler ses bagages) … Et là, le combat ridicule recommence parce que bagage encore trop lourd (re-transfert de l’un à l’autre) : c’est du grand n’importe quoi …
Une bonne heure de vol plus tard, me voilà à Brisbane … Il fait super bon. Mais vraiment excellent. Chaud, avec une petite brise … Dois pas avoir l’air con moi avec mon gros anorak qui pend de mon sac à dos … Parcours en train (qui démarre juste en face de l’aéroport) jusqu’au centre ville. « Palace Backpackers » au coin de la gare dans un superbe bâtiment à balcons en fer forgé et qui doit bien dater d’il y a … longtemps.
La chambre est aussi chère que petite … en comparaison avec les pays précédents …
M’en fous un peu : suis pas ici pour longtemps !
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Etape 110 (12/12) – Can Tho - Saigon
Me lève à l’aube ! Me recouche un peu … Pas de p’tit déj, je pars de suite. Faut dire, je crois que j’ai roulé plus de 200 kilomètres hier. Et faudra bien rentrer … Et puis je voudrais voir si j’ai le temps d’aller visiter les marchés flottants et un site de la guerre (encore un). Le soleil tape encore plus fort qu’hier sur mes bras déjà tout rouges. J’essaie de garder mes manches au bout des doigts malgré le vent (mais ça marche pas fort). Le dos est douloureux alors je pose mon sac entre mes jambes. Mais ça n’enlève rien au plaisir de rouler ici. Je revois les mêmes choses qu’hier avec le même émerveillement. Et quand à la pompe à essence où plusieurs jeunes m’encerclent pour finalement me montrer mon pneu arrière tout crevé, je souris gentiment à ce qui m’arrive. Allez, en route pour trouver un garagiste … Ah oui, parce qu’il n’y a plus personne qui parle anglais ici. Alors c’est reparti pour jouer guignol avec les mains. Mais une crevaison, ça tout le monde comprend …

Bon, retour en ville à présent. Et ma belle carte que j’avais achetée qui s’est envolée sans doute. En tous cas, elle est plus dans ma poche. Voilà que je n’ai plus rien pour me guider maintenant. Et il reste quasi 100 kilomètres à parcourir … Ca doit être moi le gars implanté avec un truc de bêtes migrateuses … Ou bien c’est le GPS ? En tous cas, je vais droit vers Saigon !

Mais qu’est-ce qu’il m’énerve à être sourd ce concierge ! Peut pas foutre le son plus bas, non ?
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Etape 111 (13/12) – Saigon – En route (en l’air) vers Sydney/Brisbane
Dernier jour au Vietnam. Je me retrouve au même endroit que la fois dernière tellement leur petit déj’ était bon … Peu de place alors une jeune dame vient partager ma table … Pas très causante alors c’est moi qui m’y mets (ça paraît pas comme ça, mais c’est pas mon habitude) … On passera la matinée à discuter de tout et de rien. Et surtout à éviter de parler de mon travail de constructeur de terminal gazier et du sien d’écolo-je-ne-sais-quoi … En fait, on passera la matinée à ça … Elle est charmante mon allemande. Et sous le charme aussi. En tous cas, elle m’écrira de bien jolies choses par la suite … Bon. Mes musées à présent ! Et merde : ils sont restés trop longtemps sous l’influence des français et ont gardé leur mauvaise habitude de fermer pendant le temps de midi !! Je tourne en rond dans la chaleur à refuser les mobylettes et autre pousse-pousse qui m’offrent un tour de la ville. « Non, moi je veux voir le musée situé juste là en face ! ». Le premier, immanquable selon une brochure de la ville, ne vaut rien. C’est le palais présidentiel où les chars sont arrivés au moment de l’indépendance du Vietnam …
Le second par contre, tout petit, valait bien le détour. Rempli de photos de reporters de presse pendant la guerre du Vietnam, de tous bords, de toutes nationalités. Quel travail, quel … je sais pas … c’est très impressionnant ! Dehors, quelques « machines de guerre ». Puis une section sur les effets des défoliants, mines et autres napalms utilisés par les américains. Effets torturant de pauvres vietnamiens tout défigurés, malformés encore aujourd’hui … Une illustration des Guantanamo de l’époque (bien pires), et une traditionnelle section sur la paix pour finir … Waow …

Puis c’est l’attente dans l’aéroport, le combat ridicule parce que bagage trop lourd (résolu en retirant quelques kilos du bagage soute pour transférer dans bagage à main : vous y comprenez quelque chose vous ?), un long trajet parcouru dans un grand avion dans une compagnie low-cost. Avantage : c’est pas cher. Inconvénient : rien à boire, rien à manger …
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Etape 109 (11/12) – Saigon – Can Tho
Un sacré bon petit déjeuner avec des œufs dans le café d’en face et ma journée peut commencer. A la lumière du jour, je ne retrouve plus les loueurs de mobylette repérés la veille. Pas grave, c’est quand même tous les mêmes … « Non, vous n’aurez pas mon passeport pour caution », « Ah, bon, il n’y a pas d’assurance ?! », « Oui, oui, bien sûr que je vais le porter votre mignon casque turquoise … », « Il est où le frein arrière ? », etc … Et c’est parti !
Mon Dieu qu’ai-je fait ? Suis-je inconscient ou quoi ? Et comment font-ils, eux tous ? Et puis cette réflexion tellement machiste que je vais encore perdre une bonne partie de mes lecteurs (lectrices dans ce cas) : « si cette fille sait le faire, moi aussi !! » … Il faut vraiment une sacré dose d’inconscience ou alors avoir fumé un bon joint pour ne pas … perdre les pédales. Il y en a partout, il en vient de partout, il en va également partout, c’est roue contre roue et gare aux pieds qui dépassent … Et puis pas facile de gérer les accélérations de cette machine … Alors au prix d’une concentration extrême, je poursuis pendant plus d’une heure pour sortir de la ville et de la foule … Heureusement qu’il y a mon GPS pour m’indiquer où se trouve le Sud (en fait, si je me souviens bien, je n’avais pas mon GPS à ce moment) ! Je n’aurais pas retrouvé cette heureuse sensation d’être sur un jeu de piste géant et de chercher mon chemin par moi-même à la découverte de je ne sais pas encore quoi, j’aurais fait demi-tour. Mais les cheveux au vent (et où qu’il est le casque alors ?), dans cette chaleur des plus agréables, je profite pleinement de cette « liberté » retrouvée … Je suis sans doute déjà perdu, mais je m’en fiche complètement … Ah ben non, c’est la grand route qui doit aller vers le premier marché flottant qui part là devant moi … Une fois je demande mon chemin. Mais - est-ce moi qui prononce mal ou bien le gars a-t-il un système de navigation intégré genre oiseau migrateur qu’il est incapable de partager ? – je conclus que je me débrouillerai seul, malgré le manque d’indications, de panneaux sur les routes … Et puisque qu’il y a des camions et d’autres bus qui me frôlent à présent, j’enfile ma protection bleue sur la tête. Et zou ! Ou plutôt : et Brrr ! ma mobylette. Peux pas dépasser les 70 … Parce que je pleure tellement (le vent dans les yeux) que je n’y vois plus … Merde, suis sur la mauvaise route. Ferai pas demi-tour !! Mais le petit chemin de terre là doit certainement me mener vers la bonne direction …

C’est super mignon tout plein d’adorables gens dans d’adorables jardins sur d’adorables vélos, et d’autres adorables « et cetera » … Je suis aux anges ! Et au milieu de nulle part : un temple ! Et un petit pont de bois pour passer au-dessus de la rivière ! Et d’autres petits ponts de bois ! Et des ponts Bailey !! Oui, je suis amoureux de ces ponts en acier, inventés pendant la deuxième guerre mondiale, (dé)montables par 6 hommes seulement et qu’on retrouve sur plein de chantiers et dans plein de pays sous développés (ou alors dans les musées). La première ville est toutefois décevante : je ne rejoins que le point de départ pour les touristes pour une excursion en bateau … Pas grave, y’a d’autres villages plus loin. Faut prendre une barge à présent parce que le bras à traverser est plus large. Je me rends compte que je ne vous ai même pas situé le lieu de cette aventure : je suis dans le delta du Mékong ! Rien que le nom me faisait rêver depuis plusieurs jours …

Et plus je m’enfonce à travers le delta, moins il y a de monde, et plus c’est joli. Il y a toutes sortes de palmiers, de cocotiers, de bananiers et d’autres encore que je ne saurais vous citer (ouais, ma « culture » en biologie, c’est pas trop ça …). Et des fleurs partout ! Et des jeunes filles (en fleur ?) partout aussi ! Elles sont super élégantes toutes ces écolières à vélo. Si, si … une classe folle. C’est con, je crois pas que j’aie de photos … Faut dire, des écoles, il y en a partout … Les routes sont beaucoup plus étroites maintenant et il n’y a plus de voitures … Je crois que c’est mon plus beau jour depuis le départ ! Et une ruine d’une église catholique maintenant, des collèges aussi … On circule sur des digues. En contrebas, des champs de riz ou des rivières, des maisons en bois, des bateaux, des pêcheurs, des écoles, des arbres partout … C’est le paradis ici ou quoi ?? Et puis faut reprendre une barge pour traverser un autre bras (5 fois sur la journée). Et parfois un village un peu plus grand (près des ponts toujours) et alors plus de bateaux qu’ailleurs …

Et une glace au chocolat pour exagérer …
Et rentrer la mobylette dans la réception pour pas se la faire voler pendant la nuit.
Et aller dormir … Et sentir les coups de soleil dans la nuque et sur les bras. Et sentir son dos aussi …
11:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Etape 108 (10/12) – Hoi An - Saigon
Debout assez tôt puisque je pars en excursion ! Ce matin, je vais visiter les temples de My Son (un truc inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco je crois. Comme le village de Hoi An par ailleurs …). Je ne sais pas trop à quoi m’attendre si ce ne sont les arnaques traditionnelles du genre de celle de notre guide qui fait arrêter le bus 500 m avant l’entrée chez son pote qui tient un café sous tente … Le site est un peu plus loin et ce sont d’anciennes Jeep de l’armée américaine qui nous y emmènent par petits groupes. Ca doit quand même être le seul pays au monde où on peut croiser des véhicules militaires américains et d’autres russes ! C’est bourré de charme … et de touristes! Les vieux temples d’un style tout différent (c’est justement ce qui fait l’intérêt du site : le mélange des cultures dans l’Asie du Sud Est) sont isolés ci et là dans la forêt. De vraies ruines reliées par de petits chemins bien aménagés. Des constructions en mini-briques jointives (sans ciment). Mais peu d’explications malgré mon incruste dans un circuit guidé en français ! Le site n’est pas très grand en fait, la visite non plus du coup !


Retour en ville : suis énervé parce que le bus refuse de me déposer à l’hôtel … Tant pis. Balade en ville à la lumière du jour. Toujours ces tailleurs omniprésents et les touristes bien plus intéressés par les produits que par les façades … Ci et là de vieux temples ou même simplement de vieilles maisons absolument ravissantes !


Arrivée à Saigon en fin de soirée. Plus de bus pour le centre ville … Ce sera a cul de mobylette (mon grand sac a dos entre les jambes et le guidon du conducteur et ma sacoche sur mon dos) à travers une circulation à nouveau complètement dingue que je rejoins le quartier des touristes, celui des hôtels pas chers … « Ouais, dépose moi ici, c’est bon ». J’trouverai bien un endroit dans cette série de pensions … Dans une mini ruelle, au 4ème étage d’un bâtiment dont le proprio doit être à la fois sourd parce que la télé gueule dans tout l’hôtel et fainéant ou intelligent parce que pour une fois, il ne se précipite pas sur mes bagages pour les monter jusque dans ma chambre … Petit tour dans les ruelles avoisinantes pour confirmer que je suis bien dans le quartier des touristes, celui où on rencontre … plein de touristes (si, si), de magasins pour touristes, de restaus pour touristes, de mobylettes, vendeurs de cigarettes, de CD, de je-ne-sais-quoi d’autre pour touristes ! Je me fais également accoster plusieurs fois par une très, très charmante jeune fille à mobylette … Je comprends par ses mimes discrets, mais joliment réalistes, le genre de massage auquel elle m’invite et décline l’offre, m’estimant trop bien comme gars pour ce genre de courtisane, hélas non bénévole …
Je me renseigne juste un peu sur les locations de mobylette parce que c’est sûr, demain, je m’enf(o)uis dans cette jungle par mes propres moyens ! Et je craque devant quelques souvenirs et même un petit sac à dos vraiment pas cher …
Dodo dans ma chambre sans fenêtre au son du ventilateur planté juste au-dessus du lit …
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Etape 107 (09/12) – Hué – Hoi An
Evidemment la douche n’est pas chaude comme promis, alors ça prendra plus de temps … Je fonce visiter la citadelle de la ville, une gigantesque place forte à la Vauban qui cache une série (inimaginable depuis l’extérieur de l’enceinte) de temples et de palais. Enfin, … une série un peu raccourcie par les bombardements américains : pas mal de constructions détruites. Et puis ces dalles tellement glissantes que je manque de ma vautrer à plusieurs reprises et m’illustre par quelques voltiges stabilisatrices. Dois pas avoir l’air con tout seul … C’est si calme ici. Quelle sérénité … Et puis tout est beau : les rues, les constructions, les ruines, les jardins, les ruines de constructions dans les jardins, …



Moins confortable le trajet. Mais moins long aussi. Même plan qu’à Hué à l’arrivée, je prends le premier hôtel. Ce sont à peu près tous les mêmes de toutes façons … Celui-ci avec l’inconvénient d’être « hors ville » à l’avantage d’être plus luxueux pour le même prix … Alors ok, je marcherai plus, mais ça me f’ra du bien …
Balade en ville donc (déjà dans le noir) : c’est pas très grand ! Pas une maison qui fasse plus de 2 étages, toutes jaunâtres (y’en aurait qu’une de cette couleur, on trouverait ça hideux, mais l’uniformité rend l’ensemble assez harmonieux). Mais dans l’obscurité, ce sont surtout les intérieurs éclairés que l’on voit. Tous dédiés aux touristes : qui du vendeur de souvenirs ou de petits restaurants. La particularité de l’endroit, ce sont ces centaines de tailleurs qui se proposent sur base de tissus choisis par vous et de votre taille, de confectionner dans un laps de temps record l’habit commandé. Par l’entrebâillement de plusieurs portes, on peut distinguer ces grandes salles remplies de couturières affairées.

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15.12.2007
Allez, pour faire plaisir a ma p'tite soeur ...

12:25 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Etape 106 (08/12) – Route vers Hué – DMZ (Demarcation Zone) - Hué
Sais plus comment je me réveille, mais je me rappelle regarder par la fenêtre les rizières qui défilent. Pourvu qu’ils ne m’aient pas oublié … Parce qu’ils doivent faire un arrêt spécial pour moi afin que je rejoigne une visite guidée partie à l’aube de Hué pour la DMZ … Ca sent le coup foireux … Surtout quand le bus s’arrête suite à un bruit assez bizarre. Ca prend du temps et tout le monde descend pour observer les conducteurs s’affairer sous le capot de l’engin … Ca prend beaucoup de temps. Sais vraiment pas comment ils vont manager mon « rendez-vous ». Un des conducteurs s’en va en mobylette. Chercher une pièce de rechange ? A ce moment je n’y crois plus et commence déjà à tracer les contours d’un plan B. Mais on re-démarre et une demi-heure plus tard, au milieu de presque nulle part (en fait … un restaurant sur le bord de la route), un doigt pointé vers moi m’indique de descendre et je suis accueilli par une charmante petite dame (ah oui, je vais arrêter me dissertations d’homme célibataire sur toutes les femmes du monde, mais il faut bien dire que les vietnamiennes ont quelques spécimens absolument ravageurs) qui m’invite à prendre le déjeuner en compagnie du restant du groupe pour la visite … J’y croyais vraiment plus … Quelle organisation ! Faut reconnaître que tout est fait pour faciliter les déambulations des touristes ici. Passer de 50,000 à 15,000,000 de visiteurs par an en moins de 10 ans … ils ont réussi l’adaptation, c’est sûr ! Petit déjeuner offert où je fais la connaissance de Virginie et de son copain (c’est fou comme je retiens jamais que le nom de la fille et jamais celui du gars …). Puis embarquement dans mon nouveau bus et accueil par une nouvelle guide dont l’anglais est encore plus difficile à comprendre qu’un écossais bourré qui bégaye. On va beaucoup rouler aujourd’hui. D’abord traverser une zone peuplée par une des minorités du musée d’hier. Impressionnant comme ces gens vivent encore au siècle passé : je veux dire, celui d’avant encore ! Les toutes petites maisons en bois sur pilotis, avec l’unique vache qui broute à côté et les rizières labourées avec un soc unique tracté par un animal ! Et c’est toute la famille et la belle famille qui vivent dedans … Et comme mon deuxième bus a l’heureuse idée de tomber en panne lui aussi, ça permet aux villageois de s’approcher et se faire prendre en photo par le bus tout entier ! Je crois que c’est un des must du Vietnam et c’est un truc que je loupe à suivre les bus …

Et de ponctuer le trajet par des petites visites assez décevantes (mais le Lonely Planet m’avait prévenu). Ici, un pont construit à la fin de la guerre, là-bas au loin, une colline (c’était un poste d’observation des américains uniquement accessible en hélicoptère), le clou : la base de Khe Sang (comme dans « Born in the USA » de Springsteen) avec 2 carcasses d’hélicoptères US Air Force, puis l’unique pont au-dessus de la rivière (la DMZ ou Demarcation Zone : 5 km de part et d’autre du fleuve) qui séparait les 2 Vietnam du Nord et du Sud (c’est quand même con que notre relief belge ne soit pas aussi bien foutu … Vous imaginez : le plat pays flamand, puis la Meuse qui couperait tout en 2 et les wallons cachés dans les maquis des reliefs ardennais juste derrière !). On termine par la visite de tunnels construits par les populations locales pour se mettre à l’abri des bombardements. Un truc à noter : ici, on célèbre la victoire locale et la défaite des américains (la réalité en fait). On est très loin des cimetières américains de Normandie (les musées locaux sont archi-nuls) … Plusieurs zones sont encore interdites parce que truffées de mines « anti-personnel ». Quelques vendeurs proposent des plaquettes d’identification de G.I.’s ou des médailles Viet-Cong trouvées au détecteur à métaux dans les campagnes avoisinantes …

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Etape 105 (07/12) – Hanoï – Route vers Hué
Rattraper le retard du blog à l’aube, jusque plus tard dans la matinée. Ma journée commence à 10 h. Et elle commence avec un malentendu quand il s’agit de régler la note. Mais j’avoue être un peu de mauvaise fois alors j’exagère pas …

Comme bon touriste en visite, je me concocte un cocktail de musées hors de la ville. Trajet « à cul » de mobylette pour me rendre au premier. Un vieil peïe qui dépasse pas le 20 km/h. Mais il fait si bon … Je vous jure, à ce moment, je suis ivre de bien-être … Ca respire un je-sais-pas-quoi de bon vieux temps … Je me verrais bien y rester un bon bout de temps ici … Ca me convient.

Le musée ethnologique est absolument fabuleux (et en français ! Ancienne colonie oblige et sans doute aussi l’inauguration par Chirac en 2000). Il retrace brièvement les us et coutumes des quelques 54 minorités ethniques qui peuplent le pays … Avec constructions de taille réelle de plusieurs habitations à l’extérieur. Tout pour me plaire. Surtout qu’il y a plusieurs couples avec de (très) jolies mariées qui se font photographier un peu partout … Et puis ils vendent des croissants et pains au chocolat à la sortie !

Temple de la littérature ensuite. Là, c’est un petit jeune qui dépasse tout le monde qui m’y emmène. Décoiffant (sens figuré uniquement : j’étais déjà pas très coiffé à la base …) ! Une ancienne école de l’élite du pays, avec éducation basée sur le confucianisme. Je m’étends pas parce que je gère absolument pas le sujet … Très joli.

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Etape 104 (06/12) – Hanoï – Ha Long Bay
Réveil à 5 heures (ben oui, j’ai été dormir si tôt …) et je rattrape une partie de mon retard pour le blog … On est censé venir me chercher à l’hôtel à 8h pour la visite de la journée (parce qu’en tant que bon touriste, je me suis inscrit à un tour organisé !) : ce sera la magnifique baie de Ha Long ! C’est une mobylette qui arrive … « A cul », je rejoins l’endroit du bus … Evidemment blindé (ou bondé ? Je sais jamais comment on dit …) de … « backpackers ». Certains partent pour 2 jours. Moi, j’ai pas le temps … Le voyage est long et ponctué des arrêts repos pour le chauffeur en face des boutiques à souvenir et autres café/restaurants. Classique … Arrivée au quai, rempli de dizaines de bateaux en bois, tous les mêmes et tous différents (un peu comme les villas des lotissements du Brabant Wallon). C’est le foutoir, mais les locaux semblent s’y retrouver. Je rencontre un chercheur français venu faire des conférences sur la sécurité de la chaîne alimentaire et qui m’explique qu’au Vietnam, c’est pas encore au point. Le jour où MacDo s’installera, c’est que ça ira beaucoup mieux …

Tous les bateaux partent à la même heure, dans le même direction et se suivent à la queu leu leu … Premier archipel d’îles : c’est quand même grandiose ! Bon, ça pue l’usine à touristes avec tous ces bateaux. Puis avec le nôtre qui s’arrête sur une île flottante faite de frigolite : en fait, des enclos à poissons et autres crustacés. Et c’est l’heure de passer à table ! En compagnie du français (je ne sais même pas si on s’est échangé nos prénoms) et de 2 charmantes américaines (en faite d’origine taïwanaise et vietnamienne), je me la joue « t’as vu un peu comme je gère ces 2 baguettes ? » …


Mais moi, ça m’énerve un peu ce temps perdu … On a à peine fait 3 kilomètres en bateau ! Assez vite je comprends que ce sera à peu près tout … L’après-midi, on va visiter quelques grottes. « Vous avez des grottes en Belgique ? ». « Ouais, et elles sont bien plus grandes qu’ici … ». Il m’énerve aussi le guide mielleux ! Ceci dit, puisque j’y suis, je me donne à cœur joie à faire d’étranges photos de ces cavernes illuminées de toutes les couleurs !


Retour à l’hôtel, puis à l’agence chercher mes billets pour les prochains jours. Balade en ville et repas de kebabs.
Checker mes mails : St-Nicolas m’a écrit !! Il m’a encore abonné à Géo cette année … Suis super content !
Puis c’est la nuit et je suis fatigué et je m’endors …
Journée mitigée …
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