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18.05.2008

Il m'emmerde ce blog !

A publier les notes dans le desordre ...

Mille sorrys pour l'inconvenience !

Etape 180 (20/02) – Honolulu – San Diego

Me suis reveille tard ce matin. Trop tard … J’ai dormi comme un ours en hiver. J’aurai pas le temps de retourner a Pearl Harbor visiter le USS Missouri ou Mac Arthur a signe la reddition japonaise, mettant fin a la deuxieme guerre mondiale. Tant pis … Il est meme presque temps que je prepare mes affaires pour quitter l’endroit. Douche, bagage, check out, shuttle jusque l’aeroport, inspection des bagages par le departement de l’agriculture (je vous le dis : la Russie, c’était easy). Low cost a l’extreme : il faut proceder a son check-in soi-meme, peser son bagage et coller l’autocollant d’identification … J’espere que mon sac arrivera au bon endroit. Je n’en reviens toujours pas d’etre a … Hawaii et de devoir partir si vite … Mais bon, j’ai prevu depuis le depart de passer par San Diego dire bonjour a Emilie et la voiture est censee arriver bientôt … Je regarderai les differentes iles par le hublot : oui, une randonnee par ici devrait etre sympa. Ce sera pour une autre fois … En quittant l’avion, j’en profite pour leur piquer une couverture « Hawaiian Airlines » (je l’ai toujours et l’utilise souvent). La nuit est déjà tombee sur San Diego et ma chevalerie aupres de Mille (Non, ne viens pas me chercher, je me debrouillerai bien tout seul) commence a prendre serieusement du plomb dans l’aile des que je sors de l’aerogare … Bon, je craque : « Mile, tu viens me chercher ?! ». Encore heureux que j’avais note son numero de telephone … Je ne m’attends pas a ce qu’elle debarque de suite et, de fait, j’ai le temps de vider mon paquet et de voir l’aeroport se deserter quand je distingue sa silhouette. Putain, ca fait longtemps … On essaie tous les deux de se rememorer la derniere fois qu’on s’est vus. On est tous les deux vraiment contents de se voir, on a tous les deux des tas de choses a se raconter ! On roule bien 20 minutes dans le noir (c-a-d que je ne sais absolument pas ou on est !) pour arriver dans un de ces complexes multi-appartements autour de la piscine, bref, l’idee que je me faisais de la banlieue californienne. C’est le bordel total : elle vient de demenager. On parle encore tard avant d’aller dormir (je comprends pas : elle est censee travailler demain !).

Etape 184 (24/02) – San Diego

Ce matin, on finit le pain prepare maison dans la nouvelle machine. Delicieux, mais faudra ajuster les reglages tout de meme : il y a des miettes partout … Pauvre Mille condamnee au pain de mie local degueu et fade et qui colle dans le palais sinon … Je me decide tout de meme aujourd’hui a visiter les lieux … Dommage que Joshua Park soit si loin … Alors ce sera le centre ville : je me prepare une serie de musees proches les uns des autres … Mais la route que je suis (un peu au hasard et de mémoire par rapport a la carte etudiee sur Google Maps avant de partir) me conduit au bord de mer tout d’abord. Au loin, un voilier accoste attire mon attention : bon, un petit arret de 5 minutes tout de meme. En fait il y en a plusieurs, de toutes les tailles, de toutes les epoques. Meme un sous-marin et des gigantesques bateaux de croisiere. De l’autre cote, un porte-avions dans la rade militaire.

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Et de ce cote aussi ! Et on peut visiter !! Ca y est, mon attirance pour les choses de la guerre qui revient (comprenons nous, c’est parce que je trouve les guerres horribles (surtout les « fausses guerres americaines ») et aux destins tragiques et « anormaux » (non naturels, pas comme un tremblement de terre ou un tsunami) que je suis intrigue. Ouais, ok, y’a l’attrait de l’uniforme, reve de gamin aussi …). On visite tout d’abord l’interieur du bateau, les chaines, les ancres, le poste de pilotage, les usines de fabrication d’oxygene pour les pilotes (dangereux), les cabines, la vie a bord, etc. Puis il y a des avions « à l’intérieur » (descendus en ascenseur), puis il y a une expo sur Top Gun (la vraie école, créée au debut du Vietnam quand les avions américains se faisaient descendre comme des mouches par les Migs). Ben oui, avec la musique du film en fond, impossible de ne pas rever d’etre un de ceux la, faut se laisser aller, c’est tout … c’est pas grave … Sur le pont, sous la pluie, toutes sortes d’icones de l’aviation americaine, dont les f-14 tomcat du film et autres helicopteres dont celui qui a repeche les capsules des missions Appollo … On ne peut pas rester insensible devant ces machines capables de « voler » (comme a chaque fois que je prends l’avion en fait …).

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Je redescends acheter un petit souvenir pour remercier Emilie de l’accueil (encore 1000 mercis … Mille ! Pour … tout !) et surtout parce qu’une pancarte m’avait intrigue : « veterans de la 2eme guerre mondiale ». Au premier passage, il n’y avait personne, mais maintenant un petit gris de cheveux et de barbe discute avec un local d’extreme droite sans doute. Je les ecoute, ca ne parle que de munitions. J’attends que ca finisse et je regarde attentivement la carte deployee sur la table. Je lui glisse alors : « moi, j’habite la ». En fait c’est la carte de Belgique qui explique la campagne au moment de Bastogne. Et c’est parti pour une bonne heure de discussions. Je lui pose un tas de questions sur son histoire de brancardier (de bien avant a bien apres la guerre). Je suis emu comme jamais (ca tient peut-etre a mon moral du moment, mais je ne crois pas) de ce qu’il me raconte. C’est de nos grands-parents qu’il s’agit ! Et d’une tout autre vie que les notres. Lui me raconte alors ses voyages successifs en Belgique et a quel point il nous est reconnaissant : c’est le monde a l’envers, c’est lui qui me remercie !! On se quitte par une franche accolade … Les musees sont fermes a l’heure qu’il est, alors je me fais une petite balade en ville et m’en vais vider un verre de vin en regardant le ceremonie des oscars en direct dans un cafe du coin. Je reprends la voiture un peu plus tard quand Emilie m’appelle : on se fixe un rdv foireux (je veux dire, un de ceux ou on croit qu’on va se retrouver c’est sur, mais il faut quand meme s’appeler 2 fois au moins avant de se retrouver vraiment) pour un dernier restau. Cette fois c’est moi qui offre ! J’en profite pour lui remettre mon « cadeau » : elle apprecie. Sur le retour, on se refait une derniere « discussion » qui fait du bien …

Et puis, ca fait 3 jours que j’en parle, mais je me decide a la lancer cette lessive !

Avant d’aller dormir …

C’etaient 4 jours un peu hors du tour, mais 4 jours qui ont fait beaucoup de bien, que j’attendais peut-etre avec un peu d’apprehension (en fait qui me terrifiaient) mais qui marquent un changement …

Etape 181 (21/02) – San Diego

Elle doit déjà etre partie au boulot, donc je prends mon temps pour mettre KO tous ces decalages horaires que j’accumule dernierement. Quand je me leve finalement (pres de midi), elle finit de ranger un petit mot qu’elle avait prepare : « les papiers de la voiture sont sur la table avec les cles, amuse toi ! » ou un truc dans le genre … Putain, quelle attention ! Et quel cool metier que celui de chercheur je me dis aussi … Un de ceux ou on peut aller travailler quand on veut … Je suis jaloux. Mais aujourd’hui, je profite pour la premiere fois de la connection wi-fi du nouvel ordinateur (en fait, je decouvre cette technologie encore inedite pour moi) : je parviens apres de longs essais infructueux a me connecter a un reseau non protege du voisinage ! Un petit pas pour l’homme, mais … Je regle quelques mails (et recoit celui tant attendu de ma derogation) et prends contact avec l’agence de San Francisco pour verifier que ma voiture arrive bien aujourd’hui ! Resultat aussi bizarre que l’etat de fatigue ou je suis toujours : « Elle a été debarquee ce matin, mais honnetement je ne sais pas ce qu’on va faire avec : il est impossible de la faire entrer aux Etats-Unis » … Waow ! Ca c’est un choc … Alors je lui explique les procedures que j’ai entamees depuis des semaines aupres de leurs douanes (en fait l’agence de l’environnement americaine pour obtenir une derogation d’1 an pour rouler sur leurs routes), je lui forwarde le mail. Pas du tout au courant ! Ca commence bien … Je commence mes recherches d’une assurance auto (globale pour l’Amerique ou bien pays par pays ?). Et puis je m’inquiete de l’etat du budget : serai dans le rouge, c’est sur, mais de combien ? Les transports maritimes (en fait, les frais annexes qui doublent le transport et mon estimation) coutent plus chers que prevus …

Elle rentre tard (ca me rassure : au moins elle travaille !), mais on va quand meme se faire un p‘tit restau ce soir. Je ramene la moitie de ma pizza dans mon doggy bag (doggy box dans ce cas) : une premiere pour moi ! On continue les discussions une fois rentres et on sombre (enfin moi surtout) dans les fous rires Top Guniens et pastiches Hot Shotiens associes (jamais autant ri devant un film). Apres tout, la base était ici a San Diego. Malheureusement, on ne visite plus … Il y a bien le restau ou a été tournee la scene du piano …

Allez, on va dormir …

Etape 182 (22/02) – San Diego

Ce matin, on va manger avec des copains. Oui, ici, c’est pas un verre le soir, plutôt un breakfast le matin. Mais on arrive si tard qu’ils ont déjà fini. On visite un peu la cote avec les phoques echoues, mais il fait gris et il pleut meme ! Comme quoi, San Diego ne vaut pas sa reputation. On rentre a l’appart … Je demande pour rester un jour de plus, ils ne vont pas dedouaner la voiture pendant le week-end : « tu peux rester autant que tu veux ».

A midi, je la suis jusqu'à l’univ et, de la, emprunte la voiture pour quelques paperasseries (faut imprimer, puis signer, puis scanner, puis mailer une lettre : ca parait simple, mais quand on n’a pas de bureau, c’est plus complique que prevu. Je trouverai chez un office DHL qui a bien du mal a se decider de me faire payer 1 ou bien 2 dollars !) et autres courses au supermarche local. Je ne comprends pas ce qui se passe, en fait je ne comprends pas ou je suis : j’ai roule 5 kilometres et je suis paume comme jamais ! Tout se ressemble ici, ce ne sont que complexes immobiliers aux noms, couleurs et architectures similaires (si pas identiques). Même les rues ont des appellations semblables (entre le Boulevard, l’Avenue ou la Street du même nom). Il me faut beaucoup tourner … aussi ou je ne peux pas. Du coup, comme dans les films, il y a des gyrophares dans mon retroviseur et une sirene courte qui retentit derriere moi : Wiouw … Et meeerde. L’agent est parfait : il a des lunettes de soleil, un chapeau et une moustache. Et un accent ! Moi, sorry comme d’hab, je lui tends les papiers et lui explique que je ne suis ici que pour 2 jours, pour une conference a l’univ et que je repars demain dans mon pays, que j’ai emprunte une voiture a une amie et que « voici les papiers », mais pour mon permis de conduire « voici mon memory stick : il y a un scan couleur de mon permis dessus » … Je n’ai aucun dollar sur moi, mais il me laisse repartir avec un avertissement verbal qui lui fait prendre son role au serieux. Aaah, les flics … mes amis … De retour a l’appart, je re-surfe, mange mon doggy bag de la veille et m’en vais essayer de dormir avant leur retour. Jetlag mal gere, je me reveille en pleine nuit et ne parviens plus a me rendormir …

Etape 183 (23/02) – San Diego

Ben oui, je me reveille tard du coup … Aujourd’hui, il faut monter une bibliotheque restee dans le garage depuis le demenagement. Des copains arrivent pour l’operation. Je reste en retrait devant la conduite des operations, mais en profite tout de meme pour distiller de (judicieux) conseils : sont marrants (et dangereux) ces americains ! On glande un peu le reste de la journee (je peux rester un jour de plus ? : les billets sont moins chers le lundi que le dimanche ? Ah oui, devant les differences de prix et de duree, j’abandonne mon reve de prendre un « Greyhound », vous savez, ces bus qu’on voit dans les films ? Et puis … ils sont blancs maintenant, ils ne sont plus argentes … alors …) et ce soir on va boire un verre et jouer un billard. Ce sera match Belgique vs. USA. A deux, on forme une equipe de reve : une complicite tactique et des tactiques complices nous menent vers la … defaite … malgre les multiples demandes de « belle » a jouer. La biere coule a flot depuis les pichets servis par table, a se partager dans nos verres respectifs. Mais on a heureusement l’occasion de se rattraper a un autre jeu local (impossible a decrire). Dommage qu’on se fasse jeter a la fermeture (sais plus quelle heure, mais trop tot : je m’amusais bien avec Mille !) …

14.05.2008

Etape 179 (19/02) – Hobart – Sydney – Honolulu

Alors voila, je m’etais prepare a un depart facile, et je suis de nouveau prêt aussi a un depart difficile (What about « pas de depart » Fabian ?). C’est donc contraste et dans le brouillard de mes pensees que je me laisse conduire jusqu'à l’aeroport. Cafe, muffin et magazine plus tard, j’ai quand meme les yeux rouges au moment de rentrer dans l’avion en regardant ce superbe lever de soleil. J’attendrai le decolage avant de m’endormir, mais je raterai l’atterrissage, toujours dans les vapes. Arrivee a Sydney, je me prepare pour une longue journee dans l’aeroport … Il n’est meme pas 8 heures et mon vol est 10 heures plus tard. L’emmerde, c’est que je ne peux meme pas enregistrer mes bagages avant 15 heures ! Alors en attendant, je traine entre le Mac Do, le couloir pres des toilettes pour recharger mon gsm et dehors puisqu’on ne peut plus fumer nulle part en ce XXIeme siecle ! Et quand enfin l’heure et mon tour arrivent, je reste coi devant la question de l’hotesse « pouvez-vous me montrer votre billet de sortie des Etats-Unis ? ». Hein ? Quoi ? Mais madame, je sortirai en voiture … On n’a pas du lui faire celui la parce qu’elle va quand meme verifier chez ses superieurs. Dura lex, sed lex. L’emmerde, c’est que je sois pas sur que ce soir une vraie lex, plutôt une directive de la compagnie … Je fonce alors au kiosque internet du coin (et presse un jeune occupe a surfer de deguerpir : c’est une urgence !) reserver un billet low cost hors USA. Euh … quel trajet ? Je passe en revue mes connaissances geographiques (pauvres) du pays en vitesse et conclus que Vancouver et Seattle doivent etre assez proches et assez grandes que pour fournir une solution a moindre cout : 100 dollars tout de meme ! La surprise c’est a la fin de la procedure (l’etape apres avoir « clique » sur « confirm ») : la confirmation de mon vol sera envoyee dans ma boite mail dans … 24 heures !! Mais c’est maintenant que j’en ai besoin moi !! De depit, je cours tout de meme a travers tout l’aeroport a la recherche d’une imprimante pour mettre sur papier l’ecran de confirmation du site. Peine perdue, les seules imprimantes sont en loge VIP auxquelles je n’ai pas access puisque … je n’ai pas encore enregistre mon vol !! Alors je retourne au guichet de Qantas qui me confirme avoir déjà connu le cas et me propose la seule solution : acheter un billet pour … Londres ! Pour … 1700 dollars ! Une fois arrive aux USA, je l’annule et ne perds que des frais de dossier pour 40 dollars. Ben tiens ! Heureusement que ma carte Visa accepte le paiement (ai eu beaucoup de frais dernierement) et je peux enfin embarquer dans les derniers (sans passer par la case free tax acheter des cigarettes au bas prix). Le vol est low cost sans option, c'est-à-dire, sans manger, sans regarder de films et meme sans avoir a boire ! Ce qui est marrant, c’est que je retourne un jour en arriere ou plutôt mon 19 fevrier aura été tres tres long ! Le matin, a l’arrivee, la procedure d’immigration est assez longue et lente. Je comprends quand j’entends enfin me poser toutes ces questions sur les raisons de mon voyage (de nouveau, z’ont l’air perplexe sur mon tour du monde) et que je doive mettre mes index en guise d’empreinte « digitale » … A la sortie (dehors), je me fais reprimander parce que je suis hors de la zone fumeur. Et quoi, m’ont meme pas mis de collier de fleurs comme a tous ces touristes en voyage organise, pourraient etre sympas au moins ?! Je retourne aupres de ces telephones gratos reserver un motel et me faire prendre en fourgonnette juste pour moi. J’ai choisi de loger pres de l’aeroport, comme ca je peux partir au dernier moment. Je compte pas aller en ville de toutes facons : moi je veux voir Pearl Harbour, de l’autre cote ! A vrai dire, je suis creve … Et je ne parviens pas a faire de sieste. Alors je quitte l’hotel et marche longuement a la recherche du bus (avec porte-velos a l’avant !). J’arrive pas a croire que je suis aux Etats-Unis, avec drapeaux americains et Ford Mustang partout. Il est passe midi quand j’arrive enfin au memorial. J’enfile un sandwich et une bouteille d’eau et c’est parti pour la visite gratuite, ecouteurs aux oreilles. Y z’ont le chic pour leurs memorials les americains ! Patriotique (Nationaliste) a du 200 km/h (ils admettent quand meme que l’attaque avait été reperee, mais ignoree par les radaristes du coin, mais ils omettent de dire qu’une attaque des japonais était attendue et meme souhaitee par les autorites) …

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Le clou, c’est le memorial en lui-même, construit au-dessus de l’eau (on y va en bateau) a l’aplomb d’une des seules epaves qu’ils n’ont pu sortir de l’eau (ah oui, ce qui m’a quand meme etonne, c’est que 95% des bateaux coules pendant l’attaque ont été renfloues et ont servi pendant la guerre et meme bien apres !). C’est tres joli, surtout l’essence qui s’echappe toujours du bateau 60 ans plus tard … Juste a cote, un musee de l’armement. Il est bientôt ferme (et cher) alors je ne visite que l’exterieur, rempli de missiles de toutes categories et epoques : ce sont des malades ceux qui inventent ca … Un sous-marin flotte juste a cote, mais voila que tout ferme … Je reviendrai peut-etre demain matin … En attendant, je reprends le bus et – puisque j’ai le temps et qu’il me faut un adaptateur US – je poursuis jusque passe le centre ville, jusque … Waikiki Beach ! Juste le nom … Me retrouve au pied de gigantesques hotels. Une troupe de danseuses attire la foule (et moi avec) le long du boulevard. Waow ! Je poursuis jusqu'à la fameuse plage, dans l’obscurite maintenant : elle est eclairee ! Ouais, c’est vrai que c’est une belle plage (eau claire, sable parfait et les calmes vagues du soir), mais c’est quand meme au centre d’une ville !! Je ne trouve pas mon adaptateur et rentre bredouille a l’hotel pour une bonne nuit de sommeil …

Etape 166 (06/02) – Sydney

Je ne les ai meme pas entendu ce matin. Ils ont du se lever et prendre leur petit dejeuner sans faire de bruit, en chuchotant. Je suis leur premiere visite de l’autre cote du monde, je suis sur que ca leur fait autant plaisir qu’a moi … L’autre chose qui me fait plaisir, c’est le sms decouvert au reveil ! Elle a ecrit. Je sais plus quoi. De toutes facons, c’est pas important …

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Aujourd’hui, on a decide de se faire une journee musees Agnes et moi, quand elle rentrera de son interview. Mais apres l’echec de la visite de la maison du gouvernement (impossible d’obtenir des tickets), un petit tour a l’Opera pour les quelques photos manquees hier et une interessante visite au Musee d’Art Contemporain, on passe plutôt la journee dans le parc a parler de nos histoires respectives, a recoller les morceaux manquants et se donner des nouvelles des connaissances communes (Saskia revenant le plus souvent) … Petite visite de leur hotel (avec piscine, salle de sport, sauna, etc. le tout avec vue sur le port touristique) pour bien se convaincre qu’ils sont ici dans un endroit de reve (moi je me dis qu’ils auront difficile a leur prochaine destination). Benoit rentre (costard cravate comme les autres) et on peut alors re-traverser la ville sous la bruine vers d’autres quais pour s’enfiler leur plat favori : des spare-ribs ! Au retour, je m’eclipse pour quelques temps dehors … Je pretexte des photos de nuit de l’Opera (c’est vrai en fait), mais j’en profite surtout pour un coup de telephone vers l’ile quittee 2 jours plus tot. Parce que l’idee d’y retourner se fait de plus en plus precise … J’ai bien le sentiment objectif d’etre assez proche du harcelement, ce qui ne me ressemble qu’au quart de dixieme (en fait, pas du tout, je suis le premier etonne) … Mais c’est un succes, elle a cede par un « ok » auquel je m’accroche. Bien sur, base sur mon experience des jours precedents, ce n’est pas une surprise (je l’avais meme envisage) quand le sms que je recois me parle de risque et d’annuler le tout … Ma partie temeraire ignore ce message, les autres me conseillent de passer la nuit dessus …

Etape 167 (07/02) – Sydney – Hobart

Cette fois je les surprends : ils chuchotent juste a cote pour me laisser dormir … Quelle attention ! Mais je me leve pour saluer Benoit au moment ou il part et je lache sans pouvoir le contenir : « Je ne serai peut-etre plus la ce soir … ». Bien sur qu’ils ont compris puisque j’en ai parle a plusieurs reprises (facile quand ca se passe au bout du monde) … Apres ma douche, j’annonce a Agnes que je pars en ville verifier la possibilite de changer et d’acheter un billet d’avion … C’est cher … Tres cher … Je tourne bien un peu en rond et tente sans succes de me calmer et de prendre le recul necessaire. Tant pis pour Hawaii, au pire, je prends le temps de visiter la Tasmanie … Et a 14 heures je repars pour Hobart et le Central City Backpacker retrouver sa « manager » et advienne que pourra ! Je ne peux attendre, je fonce recuperer mes affaires, saluer et remercier Agnes pour leur accueil, m’excuser de les planter la et rejoindre l’aeroport ou on annonce … tempete ! Mais le vol ne sera pas retarde …

Interruption des programmes, deuxieme (et derniere ?) censure …

Etape 161 (01/02) – Overland Track – Part IV – 27 km – Hobart

Debout de plus en plus tôt puisqu’il est 7h30 quand je démarre (après avoir signé le registre). Cette dernière étape devrait être toute plate d’après la carte topo. En fait, c’est une succession de mini montées et descentes à travers les racines des arbres …

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Après 10 kilomètres, j’arrive au bord du lac. De là, un ferry permet de rejoindre la fin du trek. Ou bien il y a le sentier qui longe l’eau. Moi, je crève de mal aux pieds ce qui me fournirait une excuse correcte pour le prendre ce bateau. Mais nom de dieu, c’est encore 25 dollars. Ils se foutent de notre gueule ces rangers ! C’est le trek le plus cher que j’aie jamais fait … Et puis, ça serait pas faire exactement complètement le trek que de monter dans ce bateau …

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Alors je mords sur ma chique et repars pour … 17 kilomètres supplémentaires. Les premiers pas sont hyper douloureux, mais après une période de « chauffe », je sens presque plus rien … Et je marche de plus en plus vite … Pause avec papote à la clé avec 2 jeunes australiennes à midi et je repars. C’est interminable comme marche, les pieds font de plus en plus mal, il fait de plus en plus chaud. Un large sourire ne me quitte pas quand j’arrive. Personne pour me féliciter, mais je me sens super fier ! J’l’aurai fait en 4 jours cette marche de 6 … En fait, comme j’arrive juste avant 16 heures, c’est un peu comme si je l’avais fait en 3 … Coca, sandwich au thon et clope pour fêter ça ! Puis c’est la réservation de nuits supplémentaires à l’auberge et l’attente du bus, sans être même sur qu’il va m’accepter, puisque je l’ai réservé pour dans … 3 jours. Une bande d’allemands (il y en a partout) font du bruit. Je ne supporte plus les jeunes : suis-je vieux ? Retour vers Hobart en 3 heures sous un coucher de soleil magnifique sur les campagnes et les petits villages tellement attirants. C’est presque plus joli que le Pays de Galles. Ca l’est sans doute …

Retour avec une certaine appréhension vers l’auberge … Renée est là dehors, elle ne me voit pas quand je m‘assieds à sa table.

Clope allumée pour me donner une certaine contenance, je raconte à voix haute mon escapade aux filles du banc d’à côté. En en rajoutant un peu ? Sans doute ... C’est sûr, elle a dû m’entendre, j’ai fait ce qu’il fallait. Je pense même qu’elle s’est arrêtée, leur conversation avec son hippie. Délicatement, je fais glisser mon livre de l’autre côté de la table. Jusque dans son dos, pour qu’elle se retourne vers moi et qu’on fasse un premier contact visuel.

Interruption des programmes, premiere censure …

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