29.07.2008
Etape 253 (03/05) – Tumbes - Avant Piura
Bon, ca fait un petit temps que je les entends passer les camions, alors cette fois ci je me reveille. Il y en a meme un a cote de moi. Qu’est-ce que j’ai mal dormi. Le bruit, les moustiques, le bruit des moustiques, … Je finis ma vieille boite de Rice Krispies avant de sortir de la voiture. C’est tellement moche une station service. Surtout ici. Et c’est tout sale. Bon, je m’en vais. Et dire que j’ai paye pour rester ici … Je passe par le village ou Pizzarro (avec un seul « z », mais c’est plus rigolo avec deux) a debarque pour venir piller et violer l’Amerique du Sud dont il ne reste plus que la foret qui soit vierge … En fait je traverse une succession de villages postes le long de la « Panamericaine ». Avec le meme topo a chaque fois : des tricycles a moteur, des bus et quelques vieilles voitures, des minuscules echoppes partout et rien qui ne soit propre (sur ce point au moins, le Def essaie de s’integrer au local). En fait j’ai l’impression de repasser des variantes du meme film que je suis depuis quelques semaines déjà. Par contre, l’environnement lui continue de m’etonner … Ici, c’est desert et meme sable, dunes ! Pas l’image que j’avais du Perou. Et bientôt, c’est le Pacifique qui vient lecher la route. C’est magnifique ! Puis c’est l’ascension d’un plateau. Mais je ne reste pas et je decide de rejoindre Cabo Blanco, la ou se deroule l’histoire du « Vieil Homme et la Mer », pour voir … Surprise : du haut de la presque falaise, je distingue les petites taches que font les bateaux du port au milieu de plus grandes que constituent des dizaines de plate-formes de forage petrolier, qui s’ajoutent aux inombrables puits déjà apercus plus tot a terre.


Je descends pour admirer le balai des hommes sur la jetee qui se ruent sur les bateaux et celui des toucans (?) qui se laissent tomber dans l’eau « a la kamikaze » (sauf qu’ils survivent a la fin) pour attrapper les memes poissons (ou espadons comme dans le livre ?). Une barriere ferme la route, mais … qui ne tente rien n’a rien n’est-ce pas ? Alors j’essaie avec mon plus beau « por favor ». Et ca passe ! Me voila qui longe la cote sur une piste merveilleuse entre les rochers, les puits, l’ocean, les morceaux d’usine et qui passe contrôle apres contrôle. Aucun panneau et des chemins dans tous les sens. Je ne me perds qu’une fois ! Cinquante kilometres comme ca, je passe par le point le plus occidental de l’Amerique du Sud (un beau phare pour marquer l’endroit ! Ah … non … c’est la presqu’ile juste a cote. Avec magnifique plage deserte). Puis, au fleuve, je remonte a travers cultures et moulins a vent vers la ville. C’était vraiment joli cette petite promenade. Un peu lent, mais bon …


A la sortie de la ville, je me degote un sentier apparemment peu frequente et y cache le Def derriere un arbuste plus petit que lui … Je monte le Maggiolina pour la premiere fois en Amerique du Sud ! Et ca fait du bien … Dommage que le portable soit a plat (comprends plus rien a mon transfo), je mangerai ma boite de petit pois a la mayo (« comme au bon vieux temps de la Russie ») en lisant et … en eteignant la lumiere a chaque voiture qui passe …
00:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les commentaires sont fermés.