29.07.2008
Etape 255 (05/05) – Avant Trujillo – Apres Trujillo


Je passe mon chemin pour trouver la veritable perle de l’endroit : un Mc Do avec free internet ! L’occasion de passer a l’acte, de poster quelques articles sur le blog !! J’y reste quelques heures a boire de leur double expresso et a lire les articles angoissants du Soir sur la situation politique en Bolivie. Y vont quand meme pas commencer a se taper dessus juste au moment ou je passerai avec Mathieu ?! Quelques courses au supermarche plus tard, je reprends la route pour me perdre en ville et me retrouver … face a l’ocean. Mais je retrouve la Carreterra Panamericana et c’est parti pour une heure de route. Plein d’essence et je me degote un bivouac de reve juste a cote d’une pleine dune de sable. Ce soir je decide de dormir dans la voiture. Pour eviter le demenagement de nuit comme hier au cas ou, mais aussi pour tester ma nouvelle theorie : si c’est moi qui decide de faire comme ca, est-ce que ca paraitra plus agreable ? Bref, aujourd’hui, un petit pas dans ma culture generale, un petit pas sur la carte, mais un grand pas dans la reconstruction du blog !

Et puis, alors que je suis installe tranquillement a des kilometres de la route principale, coince entre des montagnes et des dunes, je distingue au loin une voiture qui patrouille dans ce no man’s land avec un projecteur pour inspecter les recoins. Ils m’ont loupe a l’aller … Faudra que j’eteigne l’ordi pour le retour … Ce que je fais. Et qui me permet au loin de les apercevoir, puis de les voir disparaitre … Gagne ! Ah ouais ? Et c’est quoi ces voix que je distingue alors ? Et le coup de feu ?? Hein ! C’est quoi ca Fabian ?? Ils crient qu’ils sont de la police … C’est déjà ca … Et quand je regarde dehors, je vois des bonshommes tout autour de la voiture avec leur arme pointee sur moi. Brr … J’allume, enfile mes chaussures et ouvre la porte arriere. Sais pas comment ils ont dit en espagnol, mais j’ai compris que je devais mettre les mains en l’air. En fait je crois que l’un d’eux l’a dit en anglais. Le meme sans doute qui me crie « sit down », toujours le canon du fusil vers mon corps tout frele et presque tremblant. Je tente un « soyo un turisto », mais ils ont du mal a l’avaler. « Drugs », « banditos » sont des mots qui reviennent. Ils fouillent la voiture, lisent mon passeport (a ma demande). Et pendant ce temps, je rale de savoir qu’ils m’ont trouve dans ce coin perdu. Qu’ils disent tres dangereux, je risque la mort ! Ben merde alors … Je montre ma carte du monde, le bordel sur le siege passager pour les convaincre que, oui, je suis seul (mais il y en a quand meme deux partis courir aux alentours a la recherche d’un « complice »). Ils sont surpris que j’ai(e ?) trouve cet endroit … Faut les suivre au commissariat maintenant. Et meerde ! La voiture patine dans le sable et je cale. La petite vitesse et le differentiel bloque me sortent de la. Peuvent pas en dire autant les autres et c’est bientôt 4 gars armes jusqu’aux dents qui poussent leur pick-up hors du trou. Un jeune m’accompagne alors jusqu’au commissariat a 10 kilometres de la, ou j’attends … en ecrivant tout ceci ! Bonne nuit ? Sais pas …
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